18 août 2012

-16

Et puis… et puis parce que ça fait une voir deux semaines que je me retiens, que je tiens la bride haute à mes doigts pour essayer de faire quelque chose de potable de ce petit journal, de ne rendre que des évènements réels et non pas des impulsions magiques de celles que je préfère vous raconter lorsque votre tête repose dans le creux de mon épaule…

 

Mais parfois, il faut laisser aller les forces qui nous malmènent, se laisser brûler, enclencher des mécanismes d’autodéfense et de destructions qui ravivent les plaies qui nous forment, se délester des espaces ténébreux qui embrument nos pensées, laisser libre cour à sa folie, la regarder s’échapper et voler haut, très haut, phénix bouillonnant qui appelle son âme, qui réclame à grand cri le retour de l’autre face de la lune, celle cachée, qu’on devine à peine mais qui nous fait de l’œil dans nos obscènes univers pendards.

Je crache sur les départs pour n’apprécier que les retours, je hurle contre les absences pour ne prendre que les amours, je crie encore pour mordre ton corps, planter ma chair dans la tienne et s’évanouir dans une transe lascive pour mieux contrôler ton plaisir, laisser le mien s’ouvrir, j’ai envie de t’aimer, de t’arracher le cœur et d’y mordre à pleine dent, j’ai encore cette soif de ta personne qui m’étreint la gorge avec une violence incalculable, j’ai comme tatouée sur la peau le tracé de tes doigts lorsque tu m’as caressé la dernière fois, je veux m’enivrer de ton odeur, passer ma main dans ton dos couvert de sueur après qu’on se soit aimé, pénétrer ton abdomen et en jouir pendant que tes yeux se plissent.
Je veux encore t’allonger sur ma couche et ôter ce tissu qui te recouvre, couvrir ton corps du mien, le découvrir du bout des doigts, aspirer tes lèvres, les aimer, les caresser du bout de la langue, laisser courir ma chair tout contre la tienne, laisser ma main couvrir ta peau, descendre sur ton corps, le pénétrer enfin, découvrir à nouveau cette porte qui s’ouvre sur des merveilles infinies, te serrer contre mon torse en t’embrassant fort, profondément, jouer cette danse des milles feux qui animent les esprits autant que les êtres, te laisser me chevaucher et retourner ton corps pour mieux te serrer contre moi alors que je danse dans ton ventre ; je veux t’attirer à moi et te repousser en même temps, te regarder sourire, t’entendre feuler et soupirer d’aise, je veux encore t’aimer fort, vite, sans même prendre le temps de t’accueillir, sans même prendre le temps de te dévêtir. J’ai envie d’images fortes et pas sages, de celles qu’on ne trouve que lorsque que nous sommes abandonnés sur les îles de la passion, celles qui se trouvent dans des havres de paix, en pleine nature ou dans des pièces dont nous sommes les seuls à posséder la clé.
Je veux encore te regarder et te sentir tendresse, entrer, et pénétrer ton regard, oublier qui je suis, qui nous sommes en te faisant l’amour, lentement, en disparaissant en toi par ces moyens qui s’offrent à nous et qui nous perdent pour mieux que nous nous retrouvions. J’ai encore besoin de tes bras, de tes caresses, de tes lèvres et de ta bouche, je veux t’affaiblir de plaisir, et perdre mes sens à tes côtés. Pour mieux te retrouver ensuite, collée à moi, ton corps contre le mien, dans le mien, sur le mien, je ne sais plus.
Là où tu es le mieux. A mes côtés.

 

Si tu m’as charmé de ton esprit, sorcière, ton corps sait offrir et renfermer des délices qui ne donnent pas envie de s’éloigner trop longtemps de toi.

 

Encore une fois.
Fort. Immense. Violent. Et tendre.  

Posté par Pr Nofrulking à 06:03 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Commentaires sur -16

Poster un commentaire